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3月12日 dernier billetLes hommes quittent les femmes, non pas parce qu'elles deviennent grosses ou moches ou même vieilles, non. Les hommes quittent les femmes quand elles ne peuvent plus leur faire d'enfant.
10月9日 Le défilé
Plaquées, décollées, ouvertes, fouillées, ramonées Détruites, débinées, débitées, désolées, décimées, dégringolées Portées, exportées, rapportées, emportées, déportées Exigées, rangées, dérangées, défaites, minées, plombées Rappelées, raptées, réprimandées, exigées Que toutes les têtes basses de ce monde lève le menton Ca va faire du monde sur les Champs Elysées.
9月6日 La petite BêteJe caresse des certitudes en les regardant droit dans les yeux Entre mes cuisses chaudes se creusent des sillons de graines d’hortensia Des fleurs en bouquet de 12, arrosées de liqueurs Passent les années, je recueille tant de confidences J’écris un grand livre de secrets Je vieillis sans me taire, sans me trahir. De mystère en mystère, chaque couleur de ciel s’écrit sur mes terres Maîtresse en mon domaine, je chasse à l’arc, au couteau, au collet Je dors sur l’onde calme des rivières odorantes A l’aube je marche pieds nus dans les feuilles orangées Ma gorge porte les rayons de soleil jusqu’à la cime des arbres Renversée en arrière, je lèche ma solitude comme on boit de l’eau de source Apaisée.
8月12日 Je ai froidLe temps perdu à éviter tes yeux Perdu de vue Et mon corps se serre d’être resté tout seul Ma bouche s’assèche d’être clouée Que fais tu là, dans tes pupilles écarquillées, dans cette fourbe désespérance ? Pourquoi ces minutes étirées comme des caoutchoucs ? Tout nous reviendra dans la gueule, je le sais Nous regretterons d’avoir vécu ces moments, affaiblis tous deux par nos chagrins Gonflés de non sens, chahutés de remords La peine est entrée dans ma maison ce matin Depuis j’époussette mes paupières Je suis abrupte c’est vrai Mais ta sévérité que je vois toute neuve, me glace Qui a cédé le premier à la facilité de se faire silence ? Qu’avions nous donc à nous rendre qui ne pouvait se donner autrement ? Où es tu mon ange ? 8月3日 Je traverseSe souvenir des belles choses Garder les grandes causes pour plus tard, Noter que les petits riens Apprivoiser l’humeur Rester vagabonde Montrer les crocs Enrager sa colère Apaiser ses doigts nerveux Faire des vagues dans ses cheveux Sucer des pastilles de menthe Dire en souriant Soupirer en dormant Fromage ou dessert ? Contourner les portes ouvertes Ouvrir les fenêtres en grand Aérer sa peau Offrir son ventre au soleil Ménager sa monture Distraire ses pieds Chatouiller ses oreilles Faire l’avion Faire la planche Faire l’idiote Faire semblant Faire et être Etre ou avoir ?
Tu me casses les pieds, vas te coucher maintenant ! Et fais dormir mes yeux …
8月1日 je colèreElle m’a servie de tuteur, j’ai grandi avec. J’ai pu me tenir droite grâce à elle, je luis dois tout et d’être vivante. La colère a été partout, toujours, dans chaque recoin, dans chaque respiration, dans chaque regard. Tapie. La colère m’a dévorée l’âme, a poussé du coude pour s’installer sur la banquette. Elle m’a écrasé les pieds, filé des coups de poings dans les côtes, elle a éloigné les êtres humains de mon visage bouffi de colère. La colère, je ne suis pas née avec. Non. Dès que je souffrais elle était là. Pour le mal que l’on me faisait, elle était là. Elle gonflait comme la rivière après la pluie Elle était le ver dans le fruit, le couteau dans la plaie Nourrie du malheur, engrossée du non-dit, engraissée du doigt posé sur ma bouche. Elle s’est étalée à l’intérieur de mon ventre, arrachant les fleurs plantées là, semant le chiendent, le mors aux dents. Ses racines ont envahie mes veines, mes sourires, mes paroles. Elle a soulevé doucement mes babines, elle a décollé mes ongles un par un, elle a cisaillé mes haies de bonheur possible Elle m’a déformée dans tous les miroirs Ma colère est sans haine. Juste brutale, fidèle. Elle m’a frappée, éclatée la tronche, envoyée au tapis Elle est ma honte, ma croix, mon insoutenable secret Elle est mon horreur sans cesse révélé, rappelée à moi Elle m’a jetée loin des autres dans un cachot sombre dont j’ai les clés Va t’en, loin ! Je voudrais tant être debout sans toi, marcher sans toi, vivre sans toi, Vivre.
7月18日 je aimeQuand j’embrasse ta peau, j’embrasse aussi l’intérieur. J’embrasse tout de toi dans un élan carnivore. Il ne faut pas séparer le bon grain de l’ivraie mais conjuguer le dedans avec le dehors Alors en somme de tout, j’additionne les trésors et je relate mes aventures passées En toute imprudence, j’ai cru bon de reléguer les équipées et expéditions de plaisir en deçà des ceintures Je me trompais de cible J’ai cru bon de multiplier les évènements conjoncturels entre sexes opposés afin de disposer le mieux du monde des géographies obsessionnelles de mon territoire intime Fi de bons sentiments, j’ai, délestée de quelques catalogues de robes de mariées, mes idéaux masculins J’ai couru, sauté plus que de raison et puisé dans une liberté toute équivoque des expériences saugrenues et parfois délicieuses. Je m’arrêtais à la surface et faisais la Dorie la daurade qui ne se souvenait plus. Immédiatement. Dès lors que je suppose que sous les grains de sable qui se constituent et s’amalgament en rocher, il y a toi, je cours, je tressaute, je fais risette en trempant mes mollets dans l’eau douce. Me rafraîchir à ta source calme et intense, me laisser emporter au fil de ton embarcation, lever les yeux mouillés au ciel de n’être qu’enfin moi-même et jusqu’en haut de cette voilure qui vibre au vent avec toi. Embrasser ta peau, c’est embrasser la terre entière, sauf que je ne veux plus que toi. |
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